EXPOSITION | Tel Aviv, la ville blanche

27 mars 2009

DSC02842Date: jusqu’au 31 mai 2009
Lieu: Espace d’architecture (La Cambre) 
Place Flagey # chaussée de Boendael
Horaire: mardi à dimanche 11 à 18h
Entrée: 2€ (prix étudiant)

 Introduction à l’exposition par le CIVA

“L’exposition La Ville blanche, le mouvement moderne à Tel Aviv présentée par le CIVA à l’ Espace-Architecture La Cambre s’articule autour de trois axes :  la trame urbaine et le plan de conservation des quartiers centraux de Tel-Aviv, les influences européennes de l’époque sur l’architecture locale et l’évolution du langage architectural local

Elle rassemble des cartes, dessins, photographies, maquettes, vidéos et animations – décrivant l’essor de la ville et la construction de centaines d’édifices de style international ainsi que les portraits de 80 architectes.

La Ville blanche de Tel-Aviv (colline du printemps en hébreu), cité fondée en 1909 sur les dunes du nord-est de Jaffa, a rejoint en 2003 les douze sites déjà inscrits dans la catégorie du Mouvement moderne.

Construite du début des années 1930 aux années 1950 suivant le plan d’urbanisme élaboré par Sir Patrick Geddes (1854-1932), Tel-Aviv offre une illustration remarquable de synthèses diverses.

Formés dans les universités allemandes et ayant travaillé dans les cabinets d’architectures réputés en Europe, ses concepteurs fuient l’Allemagne nazie, plus généralement une Europe où se multiplient les régimes dictatoriaux. Influencés par l’avant-garde (Bauhaus), s’inspirant des cités-jardins anglaises, ils demeurent fidèles aux principes de l’urbanisme organique moderne tout en adaptant un style avant-gardiste européen, en y intégrant des données locales. Ils créent ainsi un style original et forgent l’identité d’une ville nouvelle.

Ces architectes conçoivent des immeubles de taille modeste (quelques étages), constituant des quartiers de taille humaine. Entre 1931 et 1948, environ 4 000 immeubles à appartements sont édifiés. Leurs caractéristiques ? « Une construction sur pilotis, les toits terrasses, les larges ouvertures de fenêtres, l’usage de matériaux nouveaux, le souci de la fonctionnalité » (Michael Turner).

La lumière éclatante de Tel-Aviv est accrue par le crépi blanc des immeubles. Aussi, l’architecte marque un souci prononcé pour les espaces ombragés et frais.

Cette exposition rassemble des photos d’époque, souvent en noir et blanc, qui nous révèlent cette Ville blanche originelle, sans les transformations opérées dans la seconde moitié du XXe siècle.

Ces clichés soulignent l’opposition entre les arêtes vives de lignes rectilignes et la douceur des courbes. Ils accentuent les contrastes en un style expressionniste qui métamorphose certains immeubles en de quasi œuvres abstraites. Ils jouent des effets ombres/lumière (Pergola), dans l’ensoleillement éblouissant de Tel-Aviv. Ils mettent en valeur le caractère épuré des lignes – des horizontales qui s’incurvent doucement en obliques (Landa House) – et le goût pour des volumes asymétriques.”

Agenda (article du 27.03.09) Tel Aviv, la ville blanche

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